30 mars 2006

Etude sur le "Business networking"

Vu sur le web via le blog de Alain Lefebvre, cette étude sur le Business networking réalisée par OpenBC.

Evidemment, cette étude fleure bon le "Public Relationship" est les chiffres avancées sont à prendre avec prudence.

On y apprend néanmoins que 15% des inscrits auraient réalisé des affaires grâce au site de mise en relation. On note également que la France est le pays d'Europe (hormis la Suède) où la proportion de contacts "professionnels" est la plus grande....

27 mars 2006

Vos relations = Votre emploi (Franck Berzieri)

Franck Berzieri est l'auteur d'un petit livre très intéressant et qui donne beaucoup de clés sur la pratique du réseau. Le livre est disponible sur Amazon ainsi que dans toutes les bonnes librairies. Il a gentiment accepté de répondre à mes questions.

Lionel Rabiet - Vous avez fait un livre sur l'utilisation du réseau comme technique de recherche d'emploi. Pourquoi ?

Franck Berzieri - Tout simplement parce qu'aujourd'hui, les petites annonces couvrent moins de 15% des emplois offerts et que le réseau en représente plus de 70% !

Lionel Rabiet - Pourriez vous nous retracer la genèse de cet ouvrage ?

Franck Berzieri - Etrangement, je me suis décidé à écrire ce livre en voyant défiler les rives du Nil, sous un ciel sans nuage. J'étais en vacances.

Quelques mois auparavant, je quittais mon entreprise en pleine restructuration et m'inscrivais à l'ANPE. Je pensais alors, bien connaître les techniques de recherche d'emploi, y compris les techniques de réseau... mais je cumulais les erreurs.

Alors, je me suis dit que je ne devais pas être le seul dans ce cas. De plus, il n'y avait pas de livre équivalent en librairie. J'en ai donc écrit un. J'ai été aidé par le cabinet en outplacement qui m'a suivi durant cette période.

Lionel Rabiet - Vous dites qu'un réseau se construit. Mais chacun d'entre nous ne fait-il pas déjà partie d'un ou de plusieurs réseaux ?

Franck Berzieri - J'ai une famille, des amis, des voisins, un docteur ... et je suis un ancien élève de ... Je fais donc partie de différents groupes de personnes. Mais ces groupes ne sont pour l'instant que des réseaux potentiels. Ils deviendront un véritable réseau que si je leur donne une direction et une architecture.
Il est très important de comprendre qu'un réseau se construit brique après brique, sur un projet bien défini. Cela peut être la recherche d'un emploi ou tout autre chose, mais il faut avoir un but et il faut savoir clairement l'énoncer.

Lionel Rabiet - Vous faites une différence entre réseau et piston. Qu'en est -il ?

Franck Berzieri - La différence est essentielle. Certaines personnes font encore la confusion, mais heureusement, il y en a de moins en moins !
Le réseau permet de mettre en contact un besoin et une réelle compétence. C'est du gagnant/gagnant. L'entreprise est d'ailleurs, de plus en plus demandeuse. Le piston est bien autre chose. C'est un service rendu... qui n'a rien à voir avec les compétences.

Lionel Rabiet - Vous déclarez aussi, que le CV n'est plus au centre de la recherche d'emploi. cela peut surprendre !

Franck Berzieri - Effectivement, celui qui construit son réseau, utilise peu son CV. Il privilégie le téléphone et le rendez-vous. C'est l'impression qu'on laisse à son interlocuteur qui est déterminante et non le CV. Et cela aussi...ça s'apprend. Un "rendez-vous de réseau" n'est pas un entretien d'embauche. Il faut savoir faire la différence.

Lionel Rabiet - Quelle approche défendez vous dans ce livre ?

Franck Berzieri - Mon livre est avant tout, un guide pratique, vraiment concret. Il doit être utile à ceux qui cherchent un emploi.
Il y a donc une liste de conseils pratiques qui concernent autant le "passage" d'une assistante qui fait obstacle à une prise de rendez-vous téléphonique qu'au suivi de ses relations réseau.
J'ai aussi essayé de lever les barrières psychologiques du futur "réseau'teur". Car ce n'est pas évident de prendre son téléphone et de téléphoner à une personne que l'on ne connait pas pour lui demander un RDV.

Lionel Rabiet - Votre livre sera très utile aux demandeurs d'emploi, mais qu'en est-il de ceux qui recherchent une mobilité interne ?

Franck Berzieri - Mon livre leur sera tout aussi utile. En effet, les techniques sont identiques. Il faut déterminer son projet professionnel, faire une cartographie des personnes connues, faire de même avec les personnes cibles, susciter des rendez-vous... bref! construire son réseau et "vendre" son projet.

Lionel Rabiet - A titre personnel, que vous a apporté votre expérience du "réseau" ?

Franck Berzieri - Mon expérience personnelle m'a fait comprendre que le "réseau" pouvait ouvrir de nombreuses portes. J'aurais tendance à dire, presque toutes ! Mais attention, ce n'est pas un mot magique ! C'est souvent long et fastidieux. Le réseau nécessite beaucoup de temps et beaucoup d'énergie. Il faut aussi éviter les erreurs fatales. Si je me souviens bien, j'ai du en compter une dizaine dans mon livre !

Lionel Rabiet - Merci à vous

26 mars 2006

Des bêtes noires (Barbara Pflüger)

Barbara Pflüger, psychologue et experte en coaching a récemment écrit ce texte sur les "bêtes noires", ces freins psychologiques qui nous empêchent d'être efficaces dans des situations sociales comme l'entretien de recrutement ou "réseau". Elle a gentiment accepté que je le reproduise dans ce blog. Le voici:

Des bêtes noires

Lors des entretiens d’embauche, ou dans d’autres occasions où l’on peut se sentir en situation d’infériorité (situation de demande, sentiment de dépendre de la décision d’autrui….), on peut être parasité par des craintes, des freins, ce que j’appelle des bêtes noires. Par exemple, un autodidacte qui craint qu’on lui reproche de ne pas avoir de diplôme de telle ou telle école, une femme de s’être arrêter trop longtemps lors de la naissance d’un enfant, un jeune diplômé de ne pas avoir été embauché à la fin d’un stage, etc.…

Ces bêtes noires sont invalidantes car en plus d’occuper l’esprit inutilement, elles dévalorisent l’image qu’on a de soi, ce qui est préjudiciable dans ces situations.

Chaque individu a ses propres bêtes noires. Même le manager le plus efficace, d’apparence sûr de lui, cache des doutes, un certain manque d’assurance sur certains registres (aussi bien professionnel que personnel).

Approche psychologique

Les bêtes noires sont les manifestations de complexes simples issus de ce les psychanalystes nomment le Surmoi ou Idéal du Moi.
L’évolution de chacun est motivée par la réussite de certains projets, fixés par les parents lors de l’enfance puis par soi-même mais toujours pris dans un contexte social : réussir ses études, une carrière, sa famille, son rôle de parent, etc.… Le Surmoi est l’instance psychique qui agit comme moteur, comme juge et comme censeur. Pour que la motivation perdure, il faut du challenge, et certains projets ne sont pas réussis à la hauteur des attentes du Surmoi. Naissent alors les complexes, le manque d’assurance qui jouent à la fois un rôle d’aiguillon et de garde fou (« tu ne peux y aller, c’est trop pour toi. / vas-y si t’es cap’ »).

Ce que j’appelle les bêtes noires sont les signes de ces complexes.

Comment les parer lors des entretiens ?

1) Il est nécessaire de les identifier. Lorsqu’on redoute une question, qu’on est intimidé devant le même type de personne, lorsqu’on est en situation d’échec dans sa communication dans des situations similaires, c’est qu’il se cache une bête noire.
Souvent, on a l’impression de patauger, de se « prendre les pieds dans le tapis », de se « griller tout seul », bref, d’être pataud. On se perd dans des justifications inutiles, on répond à des questions non posées, on est maladroit…
Identifier ses bêtes noires signifie mettre des mots dessus. Il ne s’agit pas juste d’avoir une idée vague. Les verbaliser est indispensable car sinon, on ne peut construire de parade.

2) Il faut faire un travail personnel dessus. Souvent prendre conscience de ses bêtes noires suffit. Parfois, un travail plus approfondi est intéressant pour dépasser ces freins qui peuvent être réellement invalidants. Evidemment, cela ne doit pas être évoqué lors des échanges professionnels et notamment lors des entretiens d’embauche (à éviter comme réponse pour « qualité/défauts).

3) Pour optimiser ses prestations lors des entretiens professionnels, une fois les bêtes noires identifiées, il faut construire un discours qui élude le problème. Sans mentir, on peut arranger les réponses et ainsi éviter le mauvais pas. Le but est d’éviter que la charge affective liée aux bêtes noires s’active. En cela, il faut éviter d’invoquer les éléments nodaux.

Exemples :
Une jeune diplômée était déstabilisée à l’évocation d’un stage dans une entreprise prestigieuse. En effet, à la fin du stage, elle avait été reçue par un manager qui l’avait vivement critiquée, alors que son travail avait été bien perçu par ses N+1. Depuis, elle avait brillamment poursuivi ses études, avait réussi d’autres stages, mais elle s’embourbait dans des explications inutiles quand, immanquablement on l’invitait à parler de cette entreprise. Cette jeune femme, n’ayant jamais eu d’explication satisfaisante concernant le « savon » passé, elle s’était persuadée qu’il était mérité et était mal à l’aise à présenter cet « échec ». Echec ou pas, là n’est pas la question. Le problème fût de préparer un discours qui sans éluder le stage, lui permette de contourner la zone délicate : elle a poursuivi ses études en se spécialisant, par ailleurs l’entreprise n’embauchait pas de stagiaires dans ce service cette année là.

Un ingénieur électrotechnicien qui a démissionné d’une SSII. En effet, après plusieurs missions a été envoyé sur des missions de saisie et a préféré quitter l’entreprise. Or, lors de sa présentation, à l’évocation des raisons de ce départ, il finissait par s’emporter. La blessure narcissique liée à ce qu’il a perçu comme une dévalorisation (les missions de saisie) apparaissait systématiquement et donnait l’image d’une personne prétentieuse et ingérable. La parade : il n’évoquait plus ces missions de saisie, ni sa démission, mais développait ses missions principales qu’il présentait comme des missions ponctuelles (CDD) : plus de démission ni de mission sous qualifiée.


Que pensez vous de cette approche ?

23 mars 2006

L'anti réseau social

Les réseaux sociaux (Linkedin, Viaduc etc...) vous font fuir... ? Réseauter via internet c'est pas votre truc ?

La solution : Isolatr

Via Techcrunch

Cours sur les techniques de communication (Luc Fayard)

Luc Fayard, professeur émérite et méritant à Dauphine et accessoiremment directeur des rédactions de 01 Informatique mets en ligne la totalité de son cours sur les techniques de communication. Ce document est non seulement intéressant mais, ce qui ne gache rien, très drôle (rien d'étonnant quand on connait un peu le personnage).

Une charte pour votre club / groupe / réseau

Une étape importante sinon décisive dans la création d'un club ou d'un réseau est la réalisation d'une charte.

Le site "Place des Réseaux" a mis en ligne un article très complet que je vous invite à lire: "Comment rédiger une bonne charte pour votre réseau ?"

Via le blog de Fadhila Hadria BRAHIMI

21 mars 2006

Linkedin, menace pour les grandes écoles ?

Les réseaux Linkedin rendent ils les associations d'anciens de grandes écoles obsolètes et inutiles ?

Cette question, que d'aucun trouverait incongru, se pose pourtant chez certaines associations qui s'interrogent inquiètes sur ces réseaux qui revendiquent des millions de membres...

J'ai récemment répondu, via email, à un directeur d'association d'une grande école qui exprimait ces inquiétudes. En voici un extrait:

#1 Linkedin est un OUTIL non un réseau

Linkedin est un outil dont la vocation est de faciliter le « networking ». Ses 4 millions d’utilisateurs ne forment pas un « réseau », la plupart ne se connaissent pas, n’ont aucun point commun et n’ont aucune raison de communiquer. Dirait on des 25 millions d'utilisateurs du téléphone mobile qu'il forme un réseau ?

#2 Linkedin est une chance pour l’association des anciens de WWW, non une menace

Encore une fois rappelons que Linkedin n’est qu’un outil, rien qu’un outil !. Mais un outil assez efficace et qui permet à ses utilisateurs (dont de nombreux anciens de WWW) de networker ensemble avec efficacité.

La grande force de Linkedin est la possibilité (non obligatoire) de permettre à ses contacts de niveau 1 de « voir » le profil de ses autres contacts (nb : la mise en relation effective ne peut avoir lieu sans accord des chaînons intermédiaires ce qui supprime tout risque de sollicitation intempestive).

Cela revient d’une certaine façon à ouvrir « son carnet d’adresse » à ses relations. Ainsi, deux anciens WWW « connectés » via Linkedin peuvent d’un coup d’un seul entrevoir le réseau de chacun. Que de temps gagné …. et d’occasions de s’entraider (« tiens tu connais quelqu’un dans cette boîte …, justement je cherche à rejoindre cette société….peux tu me le présenter ? »)

Le groupe WWW sur Linkedin permet ainsi à ses membres de s’entraider plus efficacement. Notons, qu’en parallèle, il renforce également le sentiment d’appartenance (le logo de WWW apparaît sur le profil des membres du groupe).

En ce sens, on peut vraiment dire que Linkedin est l’allié de l’association des anciens de WWW non son ennemi. Les moyens qu’il met à disposition des anciens souhaitant networker étant si efficaces qu’il en vient à renforcer le réseau lui-même.

#3 La valeur du réseau des anciens dépend de l’Association… exclusivement !


L’email, cette invention extraordinaire, nous permet, avec bien plus de facilité qu’auparavant, de garder un lien vivant avec des amis localisés à l’autre bout du monde. Mais pour cela, il faut que, de part et d’autre, la volonté de maintenir ce lien existe.

La même chose est vraie avec le Réseau. Linkedin permet ainsi à un Réseau (celui de WWW par exemple) de mieux communiquer, de partager des informations …mais il faut pour cela que ses membres aient envie de le faire.

C’est là que l’association des anciens de WWW intervient. L’association est là pour susciter cette envie, en faisant vivre le sentiment d’appartenance.

De la capacité à développer ce lien, dépendra la valeur du réseau des WWW.

(Mauvaise nouvelle : Linkedin n’oblige ni encourage les anciens de WWW à réseauter)

#4 Utiliser (ou non) Linkedin est un choix personnel. Chacun trouvera (ou ne trouvera pas) un intérêt à l’utiliser

On peut vivre très bien sans Linkedin (c’est le cas d’environ 93% des anciens de WWW et de 99,93% de l’humanité).
Pour le savoir, une seule chose à faire : s’inscrire et essayer.

20 mars 2006

Article dans Libé sur les réseaux sociaux

Ici

17 mars 2006

Annuaire des clubs, groupements et réseaux

Sur le site Place des Réseaux (dont j'ai déjà parlé), on trouve un annuaire des réseaux assez impressionnant. On y trouve environ 500 clubs ou groupements regroupés par catégorie (ex. 110 clubs de consultants, 58 pour les clubs de spécialistes en technologie de l'information etc etc ...).

Je n'imaginais qu'il puisse en exister autant (sachant que cette liste n'est surement pas exhaustive

Tous les cours des grandes écoles sur le web

Le saviez vous ? (en ce qui me concerne, je viens de le découvrir)

La quasi majorité des supports de cours prodigués dans 11 des grandes écoles les plus renommés (Mines, X, Ponts...) sont accessibles sur le site de Paristech.

Belle exemple d'ouverture.

medium_header.gif